Membres

2009/10/06

Souvenir d'Amsterdam

I'am sterdam...








C'est ceci le souvenir que j'ai de cette belle ville. Je n'ai pas eu le temps de dégainer pour prendre le cliché de la conductrice du tramway à la gare centrale. Tout simplement parce que la porte se fermait à la seconde qu'elle me souriait, un signe de reconnaissance le point droit au coeur.  Et très vite, mon sprinter de cerveau a déduit que la amazone, aux grands boudins de locks, sourire enivrant dégageant des belles dents,  n'allait pas, quelle que soit ces instants de complicité, attendre pour offrir si légèrement une photo. Elle m'annonçais dès mon arrivée tout ce qu'on souhaiterait recevoir comme impression dès qu'on débarque dans cette ville. I was sterdam period
Des sourires sur des belles faces invitantes comme s'ils n'attenaient que ton arrivée.

J'en ai certes quelques autres, mais il y a des regards dont la puissance et
l'éloquence mérite discrétion et pudeur. C'est pourquoi le témoin se garde ce bouquet en solitaire. Amsterdam, j'ai dit I'am Sterdam avant même de le lire; c'est exactement le comme slogan de la ville et avant de fouler des pieds ses pavés, j'en avais une vague idée, essentiellement colportée par les voyeurs et touristes moyens qui se ruent tous sur le Red Light, la drogue au marché libre; enfin, cette illusion du sexe sur les bouts des doigts et le libertinage tous azumut. Rien, les rues sont de ceux que j'ai vue de plus sobre, une propreté de monastère et les femmes visiblement accrochées aux bonnes moeurs. Quel beau paradoxe. C'est pour moi le dernier des endroits qui représentent véritablement cette belle ville où tous les gens ont l'air de venir ou de partir en voyage. J'y ai plutôt vu la simplicité et la retenue, rien de comparable à l'image des bas fonds de Sainte-Catherine Village, le soir d'une Formule 1 sans éclats.

Ici, imaginez un bord de fontaine, 11H 37, elle dessinait, vraissemblablement pour ses exercices d'arts plastiques tout en se faisant croquer par une photographe très concentrée qu'on finissait par en faire une débutante ou une collègue à l'académie. Bien placée en contre-jour, j'ai failli soulever cette remarque et me suis plutôt retenu. Question d'instinct, si elle apprend; mieux qu'elle le constate à travers les surprises de la lumière. Cette beauté jouant à la proie m'a lancé une oeillade et souligné son séduisant sourire. Serait-ce pour l'arme que je tenais au point... sans doute et l'acte a suivi l'invitation. Puis-je, ai-je demandé sans dire un mot. Ma révérence  médiévale avait fait mouche et j'ai senti que c'est pour moi qu'elle posait dès cet instant. Je me suis prêté au jeu sans abuser... ses traits et cette grâce qui fait tourner les talons... les miens ont fait comme ceux de tous les passant et je n'ai donc pas hésité pour prendre ma place et demander quelques clichés. Pronto, ce sourire vraissemblablement naturel ne laissait aucun doute que ces gens ont le sens raffiné de l'hospitalité. J'ai pensé longtemps à ces gens si confortalement installés au bord de cette fontaine, ce balayeur qui lavait les bordures à grands jets quelques minutes plut tôt.

C'était si beau que mon cerveau fertile a commencé à constriure des scénarios tout en essayant de me convaincre qu'ils étaient installés là, payés par le bureau du Tourisme pour permettre aux touristes de se rincer l'oeil par la beauté et la poésie. Ce coté cool et lent des asmsterdamois
Il faut noter que c'est le quartier des Musées et non les moindres. Van Gogh, Le Musée du Diamant, etc J'avais réussi à oublier les rues défoncées et les arrières-cours glauques de Montréal.
Essayer avec n'importe quelle gourde mal fagottée qui se donne des illusions de j'ignore quoi à Montréal
Crisse-moi a paix stiii ! Si elle sourit, c'est une hispanique, une afro ou européenne récemment débarqué dans cet environnement où la sponténéité fait défaut sur les visages durcies par froid et le manque de délicatesse.
J'aurai pu me proposer pour un contrat à long terme et j'avais l'impression qu'elle aurait acquiescé... et moi, avoir cette merveille comme modèle.... Le bonheur.

Voulez-vous démanager? J'y ai pensé sti, mais parler hollandais, c'est un défi qui en vaut cent en moins de se retrouver accompagné par un genre comme ci-contre en prenant le temps, tout le temps pour apprendre sans la lasser.
Posted by Picasa

2008/04/11

L'écrivain japonais et moi



Il n'est pas rare qu'il m'arrive de penser qu'il existe bel et bien d'autres formes de vies intelligentes et sans doute, plusieurs niveaux de manifestation qui nous permettraient de corroborer l'idée telle, que d'autres existences, hors de tout doute seraient plus élevées que nous et ne seraient en rien comparables. C'est surtout dans ces mécanismes, celui de notre schéma de penser comparatif que nous perdons toute latitude d'envisager la moindre probabilité. Comment vivraient-ils sur Mars, Jupiter, qu'importe si nous ne sommes même pas capables de nous y rendre. Comment feraient-ils sans respirer, comment vivraient-ils dans le noir... une série d'inépties limitées dans ce genre alimentent nos pauvres recherches sur l'autre vie hors de notre grâce et notre terre.

Le malheur réside dans nos définitions du monde physique, rationelle à outrance où ce que nous ignorons est considéré d'office impossible et ipso facto inéxistant pour notre cerveau peu fécond. L'Oeuvre d'art intégrée dans cet environnement vient d'un dialogue avec l'impossible et le refus de céder qui sont des traits de ma personnalité. Comment peut-on en arriver là? Tout simplement en défiant sans cesse la pensée unique. C'est ce que m'a appris mon alter égo japonais. Est-ce un hasard si son héros s'appelle BASHÔ? C'est ma signature d'artiste.

C'est le premier pas dans ce processus qui fascine. L'exercice dans le doute nous ouvre des champs insoupçonnés aux mille facettes.

Et si notre vie était véritablement, une série d'obstacles sans fin, serons-nous les mêmes personnes? Cette banale question crée des paramètres d'analyse et de comprehension qui table sur les hypothèses et dans ce champ de probabilités nous avons peur d'oser questionner ce que la majorité nomme , l'IMPOSSIBLE. J'ai compris que l'impossible est tout simplement une barrière dans une logigique établie et une façon de voir qui d'office barre les accès à d'autres connaissances et d'autres voies. Déjà, nos langues contiennent des barrières infrachissables dès que nous nous mettons à transférer des concept hors de la lexique de la langue en cause.

Comment dit-on baises-moi en latin, en mandarin, en swahili, en wolof, en japonais? J'irai en questionnant par le son, même si vous préférez par en arrière, j'écouterai et je me contenterai de la musique et je parie que les découvertes feraient monter le mercure. Ceci est valable pour toute autre notion intelligible qui puisse exister dans l'atmosphère... et pour l'architecture langagière dont la grammaire se veut mienne.

La valeur d'une idée, n'est-ce pas cela l'humanité? L'idée que l'homme ne peut être mangeable, qu'il a des droits et qu'il exprime des émotions. Et s'il cessait, il devient légume mais ne redevient pas mangeable pour autant, ces droits deviennent relatifs certes mais cette humanité lui est ravi par petites tranches et son silence l'enfermant dans ces univers où notre pensée ne peut se rendre. Et le chien devient plus ou moins humain et on lui organisât des funérailles et il était membre de la famille... le pauvre était le seul héritier. Cette logique heurte... ton chien ferait un merveilleux plat chez moi dit le voisin et tout le tintamarre suffirait à sauver la vie des familles entières.

Avez-vous la moindre idée de la souffrance d'un condamnée à la décapitation? Son coeur ou sa tête sera entrain de regarder son corps se vider de son sang... il se débatera et à cet instant précis, il réintégrera son instinct primal dans l'espoir de pouvoir survivre.

Quel est votre instinct de survie? En avez-vous la moindre idée? Vous a-t-il déjà testé? Il y a de ces verbes et ces phrases qui viennent des hommes et nous donnent l'impression que leurs auteurs viennent d'un autre monde, hors du vôtre, bien reglé et trop lisse.

Connaissez-vous les contours de votre humanité, de votre inconscience? Beaucoup préfèrent hélas ne jamais traverser la frontière vers le parfait conscient et c'est tout à fait légitime.

Comment existeraient-il autrement?

2007/12/31

À la recherche de la vérité

2007/12/18

Profilage ethnique... Livraison Une...

Mesdames, mesdemoiselles, monsieur, Bonjour À l’angle de la rue Fullum et Masson, au dessus du viaduc du même nom, trône un panneau STOP obligatoire, un banal, identique à tous les autres racontant le rappel à la prudence et à cinquante mètres approximativement, mon stationnement. C’est là que je travaille. Il est 23heures passées, je rentre pour clôturer ma journée. Dans une autre configuration, à un peu moins de la même distance de chez moi, une école primaire, des arrêts obligatoires ceinturent ce carré et autant de passages piétonniers récemment peints. C’est en bref, pour illustrer comment j’ai intériorisé ce mécanisme, tel un automate, j'arrête, vérifie de tous côtés pour me préserver de tout accident et honorer le sens des droits et devoirs de tous les usagers de la route. Notons qu’à cet endroit précis, la présence régulière de la police dont j’ai conscience suffira à dissuader tout égarement. Bonsoir Mr l’agent, qu’y a-t-il?Vous n’avez pas fait votre stop Monsieur.Vraiment? Zut alors... Et pourtant je le fais tous les jours, comment ai-je fait pour le manquer aujourd’hui... Peut-être la fatigue…Vos papiers, permis de conduire et immatriculation de la voiture… S’il vous plaît.Dans environs trente secondes de farfouillage de mes poches, je rendais mes droits de circuler à l’agent qui les a éclairé avant de demander…Est-ce c’est à vous l'auto? Qu’est-ce que vous faites Monsieur…. BA…SHONGA? Artiste-designer... (silencieusement, je me disais qu'il s'agissait d'un autre qui doutait de cette évidence... que la caisse m'appartienne) Il s’est ensuite éloigné en direction de la voiture de patrouille qui était en retrait de la circulation et des lampadaires. À peu près dix minutes plus tard, il était là me tendant les petits documents tout en éclairant l’intérieur de ma voiture avec la fébrilité de quelqu'un qui cherche un objet perdu et en marmonnant... La prochaine fois faites attention, ça peut vous coûter cher. Pas de ticket pour cette fois. Un sursaut de bon sens comme dirait l'autre...enfin, heureusement, ils ne sont pas tous malintentionnés. Bref, je n’avais commis aucune faute.Qu’est-ce que vous cherchez monsieur l’agent? Ai-je demandé en regardant le faisceau de sa lampe torche.On ne sait jamais, ça serait de la drogue... des choses comme ça...J’ai spontanément opté pour ne pas poursuivre l’échange après ces dernières tentatives d’intimidation.Ceci m’est arrivé il y a à peine quelques mois. Le dernier incident, s’est produit dans l'intervalle d'à peine deux mois environs. C’était une belle journée ensoleillée pour, faire des trucs agréables...respirer l’air frais tout simplement. Deux policières m'ont croisé quartier Angus, pas loin dans le secteur, angle Molson et Masson. Dix secondes après le dépassement, j'ai vu imprimer un brusque demi-tour, puis les gyrophares ont confirmé ce que j’anticipais déjà. Encore une bavure à mes trousses…Cet avant-midi-là, je conduisais une voiture de location que j'avais depuis la veille pendant que ma VUS était en réparation au garage. Quelle est la raison? ai-je été bref pour comprendre le sens de cet embêtement.Après quelques remontrances les mains droites sur les armes prêtes à dégainer, mon cerveau délirait.Qu’est-ce que j’ai bien pu faire de mal (dans mes rêves)? On vérifie si vos papiers son en règle !Une fois que mes papiers m’ont été restitués tout en me demandant si j’habitais toujours à l’adresse indiquée, j’ai demandé aux deux agentes :Et vous faites comme ça systématiquement avec tous les conducteurs en voiture de location? Non, nous arrêtons qui nous voulons. Quel hasard…un seul jour que je ne conduisait pas ma voiture a suffit pour que je réponde et comprenne la fréquence et la nature de cette suspicion maladive.Intérieurement, je savais que ces arrestations sont ciblées et portent toutes la même emprunte et la même constante. L’INTIMIDATION.C’est pénible Mesdames, Monsieur les juges de vivre dans pareilles conditions de permanent harcèlement. D’être surtout identifié comme le criminel potentiel. D’être obligé de subir systématiquement cette insidieuse et douce violence. J’ai depuis quelques années déjà, changé d’horaire de travail et le fait, autant que le déclic qui a été à l'origine de cette vie nocturne peuvent vous paraître incroyable.Les politiques sur les minorités dites visibles sont en train de démontrer qu’elles ont engendré ou donne des armes aux monstres. Une publicité de bière disait… Dans le noir tout le monde est black … et c’est depuis ce temps que j’ai décidé que la seule façon d’éviter ou minimiser ce harcèlement serait de travailler très tard la nuit. C’est aussi depuis ce temps que la fréquence des accrochages avec les policiers ont diminué autant que les regards méchants et les doigts d'honneur récolté ça et là pointés par des gens peu civilisés.J’en ai vu faire le pied de grue derrière mon bureau en réalisant qu’il y a décidément ceux qui passent leur vie à gagner des salaires indus, à merder et rendre insupportable la vie d'autrui. Alors, je sors discrètement pour éviter ces escortes indésirables... car quand on en a besoin, elle n'est jamais présente hélas.Non seulement, je dois tout faire pour éviter les situations où il y aurait des prétextes et situations floues qui inspireraient les plus mal intentionnés, je constate aussi que ce jeu de cache-cache d’un citoyen qui n’a rien à se reprocher frise le délire…et il est surtout insupportable comme vie. Ce délire mesdames Monsieur est une réalité et un état d’esprit dans lequel on se fait enfermer. J’ai heureusement ce privilège d’être instruit et disposer de la compréhension nécessaire pour me permettre de continuer à fonctionner plus ou moins normalement. Seulement, aujourd’hui j’arrive à la limite devant Monsieur Stéphane Lessard qui a voulu me faire croire qu’il y avait un piéton sur ma voie, ce qui justifierait une contravention de cent cinquante dollars. Pourquoi vous m’arrêtez?Vous n’avez pas cédé la passage au piéton.Quel piéton? Vous n’avez pas vu l’homme au cheveux gris sur le terre plein? Pourquoi pas chauve… Cette analyse est tardive mais elle illustre les méthodes policières qui méritent quelques réflections. J’en ai relevé la phrase clé qui enfonce tous les naïfs que nous sommes. Comment répondre à ceci sans donner raison à un aussi effronté menteur armé?Le truc est de vous mettre dans la dynamique de répondre oui ou non. En disant non, vous accordez crédit à son constat mensonger et donc vous bégayez car le contraire n’est pas moins faux. Non, je ne l’ai pas vu…. Non, il n’y avait aucun piéton ai-je ajouté.Est-ce que l’opinion des victimes compte? Je refuse d’être une victime et reprend mes droits sur la haine et la stupidité. Dites à ces gens que nous sommes pas tous analphabètes, que des milliers sont parmi nous, bardés de formations de pointe. Des juristes aux philosophes, analystes et écrivains de tous bords qui restons silencieux face à la bêtise. J’ai pensé que cent ou deux cents dollars, c’était peu pour mon temps à perdre dans ces inepties. Après avoir soupesé et compté le nombre de fois que ça dure, je crois le contraire et qu’il faut aujourd’hui dire non et rappeler que les lacunes des uns ne peuvent continuer de guider nos vies. Non seulement ce harcèlement prend plusieurs facettes, il faut fouiller dans les poches des gens honnêtes pour que cela leur fasse encore plus mal. Ce n’est pas seulement cent dollars qui me sont extorqués Monsieur dames, c’est ma fierté, ma droiture de citoyen qui sont violées chaque fois que l’ignominie croise mon chemin. C’est le doute et le regard suspect que le voisinage développe à mon égard et qui nous enferme dans un silence coupable. On n’a pas toujours ces occasions pour dire combien nous sommes victimes d’abus. Je méprise avec la dernière énergie le rire des imbéciles car ils se moquent toujours de quelqu’un qu’ils ont humiliés. Ce rire facile Mesdames, monsieur porte aussi le germe de la banalisation de la souffrance de l’autre. Y a-t-il d’honnêtes gens parmi nous qui peuvent accorder à tous le bénéfice du doute? Y-a-il qui voient cette haine institutionnalisée? Y-a-t-il qui peuvent avoir honte de cautionner cette montagne d’abus…Je suis retourné sur le site de mon hypothétique délit pour analyser et prendre les photos qui racontent la circulation dans ce secteur que je fréquente depuis plus de dix ans. Ça grouille de monde qui va ou quitte le métro Viau, tout bonnement. Il y a ceux qui vont au cinéma à la porte d’à côté. Les travailleurs du site Olympique, la vie du secteur et les visites des touristes.Seule la traversée de la rue Viau et de Coubertin nous intéresse en ce cas. Mes premières relevés photographiques démontrent que trois piétons sur dix empruntent les passages piétonniers récemment peints. Qu’il n’y a aucun panneau obligatoire, ni de feu de circulation autre que celui au croisement de Pierre de Coubertin et Viau et à l’autre bout Pie IX.. Au sortir du Métro, les gens traversent, tantôt s’agglutinent sur le terre plein, attendant le moment opportun pour traverser, d’autres plus téméraires se faufilent entre les intervalles des voitures et une poignée choisit le nouveau passage piétonnier. Je connais cette dynamique pour avoir à composer avec presque chaque jour. Après avoir été intercepté sans motif valable, l’agent Stephane Lessard, matricule 5189, unité 429 a menti en prétextant qu’un piéton était en position de traverser la voie. Il ne fallait surtout pas lui avouer en tête-à-tête qu’il mentait. Ce serait une offense à un agent de la paix et l’inciter à aggraver le délit.Selon ma compréhension du code de la route, le piéton gagne la priorité quand il s’est engagé avant l’approche de l’automobiliste sur le passage piétonnier. Ce dernier a entre autre le devoir d’évaluer la distance suffisante pour effectuer sa traversée sans gêner la circulation. Car à ce passage précis sans obligation pour le conducteur, situé à l’angle Pierre de Coubertin et Leclaire, le piéton n’a en principe pas priorité automatique et étant donné le feu de circulation à quelques mètres qui s’engorgeraient si les piétons devaient occuper ces passages sans arrêt au sortir des activités achalandés de ce périmètre . Métro, cinéma, travail, centre sportif, tourisme etc…ce qui exigerait une présence quasi permanente d’un agent pour assurer la sécurité. Dans les premières lignes, j’ai illustré un processus certain de profilage ethnique dont je me sens malmené depuis très longtemps. Je persiste que le piéton invoqué par Monsieur Lessard vient de son imaginaire pour justifier un délit qui n’a pas été. Il est midi et quelques minutes, le soleil est encore au zénith et la visibilité est parfaite.Les dernières photos, datant du lendemain montrent que l’essentiel des piétons sortant du métro passent au delà du passage piétonnier et en mon sens si l’un d’eux se serait trouvé sur le passage piétonnier, je vois mal comment que je pouvait ne pas le voir. Vous n’avez pas vu UN HOMME AUX CHEVEUX GRIS ?… Il ne manquait plus que cela… Mauvais choix de sujet car s’il s’agissait d’UN VIEUX ON S’ENTEND!… Les vieux et les enfants sont sacrés dans ma culture. Je n’aurai certainement pas été atteint de cécité à cet instant précis, car je ne fait que cela, céder les passages, tenir des portes pour bousculer les préjugés sur les nègres violents et criminels qu’on associe à la majorité. Le but de cette formulation de Monsieur le Lessard n’avait qu’une intention en mon sens, installer la spéculation sur un spectre tout en affirmant l’hypothèse sur un imaginaire piéton que je dois absolument n’avoir vu. Il est donc assuré d’avoir sa réponse négative.Je suis curieux de savoir le statistique des contraventions en ce secteur où les piétons ne respectent pas le passage prévu pour eux car si les conducteurs doivent écoper d’amende en ne cédant pas le passage, et je ne doute pas que cela puisse arriver, il devrait en être de même pour les piétons fautifs. Vous ne perdez aucun point de mérite a dit l’agent et vous pouvez le contester a été la conclusion de cet incident.Comme si c’était un cadeau… J’ai ruminé silencieusement que je n’ai perdu aucun point par ma conduite exemplaire grâce à mon civisme sur la route en sachant éviter les stupidités des plus bêtes parmi nous. J’étais la victime idéale et cette contravention lui permettait tout simplement et bêtement d’atteindre son quota journalier.Je conduis sur les routes montréalaises depuis plus de quinze ans et Dieu sais combien on peut aisément s’y faire prendre.Pour finir, car on ne peut conclure pareil dossier sur la peur et la haine de l’autre, je souhaite que nos concitoyens sachent qu’il ne sera pas possible en tout temps d’opposer notre parole contre celle des gens qui se disent de la paix quand cette paix exclue certaines couches de la société. La justice a ceci de particulier, elle cesse d’exister dès qu’on se permet l’exclusion d’une infime partie des membres composant la société. Devant chez moi, je suis étonné chaque fois de constater qu’il y a ceux qui ne reçoivent pas de contravention quand bien même ils ont laissé leur voiture du côté off de la rue. Je ne me sens pas en paix quand je signale à la police que je me sens harcelé, car elle ne me donne pas la moindre impression qu’elle veille à ma sécurité comme à celle de tous. Quand elle ferme les yeux sur l’attitude agressive d’un voisin qui ne peut partager l’espace stationnement sur la place publique. Je ne me sens pas en paix à cause de ces multiples embêtements injustifiés et inutiles. À la lumière de ce qui précède, je dois mentionner que je n’ai aucun problème à payer pour une faute commise. J’ai plutôt l’impression de subir l’ignorance et la méchanceté de certaines personnes dont l’approche agressive inquiète et nuira avec assurance la paix sociale. En comptant la distance d’avec le feu de circulation à l’angle Viau et Pierre de Coubertin qui était au vert quand je me suis engagé sur de Coubertin, j’ai constaté que tous les piétons traversants devraient être vus par le policier posté au coin de la rue Leclaire en sens unique vers de Coubertin. Environs cinquante mètres minimum séparent le passage piétonnier des feux de circulation ce qui permet aux piétons une fois les feux rouges allumés de traverser avec moins de flux. Autrement dit, à moins de vingt mètres aucun piéton, en moins d’une stupidité notoire et de témérité ne s’engagerait à traverser les six voies en plus du terre plein qui divise la rue en deux directions de quatre voies dont deux occupées par le stationnement, bus côté Métro et voitures côté sud. J’aimerai qu’on me dise en quelle catégorie nous retrouvons l’espace nommément appelé, terre plein. S’il est considéré au même titre qu’un trottoir, on ne peut préciser si tous les piétons qui s’y trouvent amorcent leur traversée et vers quelle direction. Autant dire que les automobilistes devraient arrêter systématiquement pour vérifier dans quel sens se dirigent tous les individus en ces endroits tant et aussi longtemps qu’il ne faille pas demander à tous ceux qui se décrottent rageusement leurs narines, ceux qui hésitent, ceux qui font des photos, ceux qui lassent leurs chaussures, ceux qui marchent tout au long s’ils veulent enfin traverser.C’est pourquoi le seul instant où les piétons peuvent avoir priorité, c’est quand ils sont bel et bien engagés dans la voie prévu pour eux. Sur les photos, on peut voir clairement que le piéton attendait sur le terre plein en analysant les distances du taxi et de la voiture en face. Même si on était pas sur les lieux, on voit clairement sur une des photos que la voiture de patrouille ne cède pas le passage aux deux piétons qui amorcent leur entrée dans les dernières voies., elle n’a pas non plus cédé au suivant qui arrivait sur le terre plein, si non on verrait les feux d’arrêt en cette position. J’aime particulièrement les terres pleins, car de là, je peux être au cœur de la circulation sans être sous les roues et surtout, c’est de là aussi que je fais mes meilleures photos de la route. J’affirme solennellement, que je cède systématiquement le passage car je sais que ça soulage de toute pression, ça nous permet de récolter un sourire et une complicité-seconde qui vaut ce qu’elle vaut et accentue un certain sentiment d'appartenance. Ces moments sont rares mesdames, monsieur et ce passage piéton a cela de merveilleux quand on croise des regards disant merci de m'avoir vu et de veiller à ma sécurité. Je n’ai pas eu cette impression que Monsieur Lessard a eu la moindre intention de respecter ma tranquillité de citoyen honnête.