Membres

2008/04/11

L'écrivain japonais et moi



Il n'est pas rare qu'il m'arrive de penser qu'il existe bel et bien d'autres formes de vies intelligentes et sans doute, plusieurs niveaux de manifestation qui nous permettraient de corroborer l'idée telle, que d'autres existences, hors de tout doute seraient plus élevées que nous et ne seraient en rien comparables. C'est surtout dans ces mécanismes, celui de notre schéma de penser comparatif que nous perdons toute latitude d'envisager la moindre probabilité. Comment vivraient-ils sur Mars, Jupiter, qu'importe si nous ne sommes même pas capables de nous y rendre. Comment feraient-ils sans respirer, comment vivraient-ils dans le noir... une série d'inépties limitées dans ce genre alimentent nos pauvres recherches sur l'autre vie hors de notre grâce et notre terre.

Le malheur réside dans nos définitions du monde physique, rationelle à outrance où ce que nous ignorons est considéré d'office impossible et ipso facto inéxistant pour notre cerveau peu fécond. L'Oeuvre d'art intégrée dans cet environnement vient d'un dialogue avec l'impossible et le refus de céder qui sont des traits de ma personnalité. Comment peut-on en arriver là? Tout simplement en défiant sans cesse la pensée unique. C'est ce que m'a appris mon alter égo japonais. Est-ce un hasard si son héros s'appelle BASHÔ? C'est ma signature d'artiste.

C'est le premier pas dans ce processus qui fascine. L'exercice dans le doute nous ouvre des champs insoupçonnés aux mille facettes.

Et si notre vie était véritablement, une série d'obstacles sans fin, serons-nous les mêmes personnes? Cette banale question crée des paramètres d'analyse et de comprehension qui table sur les hypothèses et dans ce champ de probabilités nous avons peur d'oser questionner ce que la majorité nomme , l'IMPOSSIBLE. J'ai compris que l'impossible est tout simplement une barrière dans une logigique établie et une façon de voir qui d'office barre les accès à d'autres connaissances et d'autres voies. Déjà, nos langues contiennent des barrières infrachissables dès que nous nous mettons à transférer des concept hors de la lexique de la langue en cause.

Comment dit-on baises-moi en latin, en mandarin, en swahili, en wolof, en japonais? J'irai en questionnant par le son, même si vous préférez par en arrière, j'écouterai et je me contenterai de la musique et je parie que les découvertes feraient monter le mercure. Ceci est valable pour toute autre notion intelligible qui puisse exister dans l'atmosphère... et pour l'architecture langagière dont la grammaire se veut mienne.

La valeur d'une idée, n'est-ce pas cela l'humanité? L'idée que l'homme ne peut être mangeable, qu'il a des droits et qu'il exprime des émotions. Et s'il cessait, il devient légume mais ne redevient pas mangeable pour autant, ces droits deviennent relatifs certes mais cette humanité lui est ravi par petites tranches et son silence l'enfermant dans ces univers où notre pensée ne peut se rendre. Et le chien devient plus ou moins humain et on lui organisât des funérailles et il était membre de la famille... le pauvre était le seul héritier. Cette logique heurte... ton chien ferait un merveilleux plat chez moi dit le voisin et tout le tintamarre suffirait à sauver la vie des familles entières.

Avez-vous la moindre idée de la souffrance d'un condamnée à la décapitation? Son coeur ou sa tête sera entrain de regarder son corps se vider de son sang... il se débatera et à cet instant précis, il réintégrera son instinct primal dans l'espoir de pouvoir survivre.

Quel est votre instinct de survie? En avez-vous la moindre idée? Vous a-t-il déjà testé? Il y a de ces verbes et ces phrases qui viennent des hommes et nous donnent l'impression que leurs auteurs viennent d'un autre monde, hors du vôtre, bien reglé et trop lisse.

Connaissez-vous les contours de votre humanité, de votre inconscience? Beaucoup préfèrent hélas ne jamais traverser la frontière vers le parfait conscient et c'est tout à fait légitime.

Comment existeraient-il autrement?

Aucun commentaire: